Un juge des référés du tribunal administratif de la Guyane a suspendu lundi soir à Cayenne deux articles de l’arrêté de mesures de freinage du préfet, daté du 22 octobre et entré en vigueur samedi, après avoir été saisi pour la deuxième fois en référé-liberté par un syndicat de restaurateurs et de gérants de bar et l’union syndicale des opérateurs touristiques.Le premier article suspendu empêchait les établissements de type N (restaurants, débits de boissons) d’ouvrir en Guyane dans les zones classées orange (zones urbaines), la suspension du second, relatif au couvre-feu, vise à permettre aux clients de se rendre au sein de ces établissements.Le juge a indiqué que son ordonnance prendrait effet dans les 36 heures, encourageant donc le préfet à prendre un nouvel arrêté permettant aux restaurants et bar d’ouvrir dans les zones urbaines le soir jusque « 22H30 » en semaine comme en zone verte, ainsi que le dimanche.Le juge, qui a estimé que la situation de l’épidémie s’améliorait « depuis quatre semaines » au moment de l’arrêté, n’a pas tenu compte des arguments du représentant du préfet qui a mis en avant lors de l’audience un taux de vaccination restant insuffisant (32,6% des plus de 12 ans), ainsi qu’un taux d’incidence qui n’était pas encore passé en dessous des 200 nouveaux cas par semaine pour à 100.000 habitants.Vendredi soir, le même juge des référés, président du tribunal administratif, avait déjà fait droit à une ordonnance de référé-liberté des mêmes requérants contre le précédent arrêté hebdomadaire du préfet, datant du 15 octobre.Le préfet avait cependant maintenu son arrêté qui est entré en vigueur samedi. Une nouvelle requête en référé-liberté avait alors été transmise dimanche au tribunal. Au 25 octobre, le taux d’incidence calculé sur sept jours était en recul mais ressortait à 217 cas pour 100.000 personnes.Avec AFP

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